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4 novembre 2009

Rama Yade tête de liste PS dans les Hauts-de-Seine ?

Classé dans : Actualité, Politique — admin @ 17 h 03 min

Michèle Sabban, vice-présidente PS du Conseil régional d’Île-de-France, vient de proposer à la secrétaire d’Etat aux Sports d’être la tête de liste du parti dans les Hauts-de-Seine.

ramaL’ouverture à l’envers? Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Sports, est invitée à rejoindre les listes socialistes pour les régionales des 14 et 21 mars en Île-de-France comme chef de file dans les Hauts-de-Seine. Une proposition faite par Michèle Sabban, vice-présidente du Conseil Régional d’Île-de-France, confirmant à LEXPRESS.fr une information du Canard Enchaîné.

Rama Yade est actuellement en pleine tourmente. Elle a été tancée mardi par le Premier ministre François Fillon pour avoir contesté la fin des avantages fiscaux accordés aux sportifs professionnels dans le cadre du droit à l’image collectif. Elle refuse également de se présenter aux régionales dans le Val-d’Oise préférant une candidature dans les Hauts-de-Seine, étant conseillère municipale de Colombes.

« Le droit d’asile pour Rama Yade »

D’où l’offre de Michèle Sabban qui souhaite accorder « le droit d’asile » à la secrétaire d’Etat. L’élue se dit « scandalisée par le comportement » de la majorité à l’égard de Rama Yade. Elle dénonce plus particulièrement les attaques de Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, cette dernière n’ayant « de leçons à donner à personne », selon Michèle Sabban, qui ajoute: « On ne met pas en quarantaine un ministre de la République, ni même un être humain ».

Pour Michèle Sabban, Rama Yade « a de grandes valeurs de gauche sur plusieurs sujets ». « Elle est rebelle, j’aime bien » dit-elle.

Actuellement à Barcelone, Michèle Sabban affirme que dès son retour à Paris, elle va « appeler Jean-Paul Huchon, (président sortant et tête de liste PS) pour lui en parler ». On attend la réaction de l’intéressé, et surtout de Rama Yade.

Source www. lexpress fr

2 novembre 2009

Identité nationale : c’est quoi être Français ?

Classé dans : Actualité, Politique — admin @ 19 h 31 min

Après la défaite de 1870, Ernest Renan écrivait son célèbre discours « Qu’est-ce qu’une nation ? » À partir d’aujourd’hui, la question revient sur le devant de la scène avec un débat sur l’identité nationale qui s’annonce d’ores et déjà houleux. L’opposition crie à la diversion avant les élections régionales, l’extrême droite demande « un Grenelle » sur le sujet et la contestation gagne les rangs sarkozystes.

La question de l’identité nationale – qui fut l’un des thèmes de la présidentielle de 2007 – hante, il est vrai, l’Histoire de France de façon récurrente et renvoie tantôt à de glorieux moments comme ceux qui portèrent les idéaux universels de la Révolution française ; tantôt à de terribles zones d’ombre comme celles de l’État vichyste. Pour les Français en tout cas, ce grand débat sur l’identité, annoncé dimanche 25 octobre par Éric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, est pertinent. Selon un sondage de CSA, 60 % d’entre eux jugent ainsi que débattre de la question est une « bonne chose »… même si 64 % estiment, selon un autre sondage de BVA, qu’il s’agit d’une opération électorale du gouvernement pour « mobiliser les électeurs de droite » avant les régionales…

La question de l’identité, de la nation, de savoir ce que c’est que d’être Français en 2009 interpelle en tout cas les citoyens d’un pays qui a profondément changé. Notre modèle républicain d’intégration est-il adapté à la France black-blanc-beur ? Pour répondre à cette question, Éric Besson va mobiliser les forces vives et les inviter à débattre dans les 100 préfectures et 350 sous-préfectures jusqu’au 28 février, date de la synthèse générale. Les discussions seront notamment alimentées par le rapport du Haut Conseil à l’Intégration « Faire connaître la République » et par un rapport parlementaire sur « le respect des symboles de la République. » Des symboles (Marseillaise, drapeau) qui sont justement plébiscités.

L’enquête de BVA a également dégagé des pistes. 62 % des Français se prononcent ainsi en faveur de « l’instauration d’un contrat d’intégration demandant aux immigrants d’améliorer leur pratique du français et leur connaissance des valeurs de la République » ; 44 % pour « la mise en place dans les préfectures de cours d’instruction civique ouverts à tous » ; 31 % pour « l’instauration d’une cérémonie plus solennelle lors de toute accession à la nationalité française », et 23 % pour « l’obligation pour les jeunes Français de chanter la Marseillaise au moins une fois par an ».

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